vendredi 6 avril 2018

La trilogie new-yorkaise - Paul Auster

[Archives - Février 1997]
C'est un faux numéro qui a tout déclenché, le téléphone sonnant trois fois au coeur de la nuit et la voix à l'autre bout demandant quelqu'un qu'il n'était pas. [P.A.]
Cité de verre, Revenants et La chambre dérobée, ce sont ces trois romans de Paul Auster qui constituent La trilogie new-yorkaise. J'ai hésité longtemps avant de m'aventurer dans un ouvrage de cet auteur et je ne sais pourquoi. Puis, un jour, un ami m'en parla tel un auteur que je devrais apprécier, un auteur qui joue sur l'ambiguïté de son propre rôle dans son roman. J'y ai découvert des quêtes d'identité, des parcours entrecroisés, des fables urbaines, des miroirs déformants, des énigmes à tiroirs et un univers trouble. J'ai été séduit par l'atmosphère et ses personnages tortueux. Je me promets bien d'y revenir un jour.

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Mr. Vertigo 

4 commentaires:

Susane Duchesne a dit...

J'ai presque tout lu, j'hésitais avant de me lancer dans le dernier (4,3,2,1), presque mille pages. J'ai plongé et ne l'ai pas regretté une minute.
Je te laisse le plaisir de le découvrir.

Jean-Luc Raymond a dit...

J'y compte bien. Mon libraire tenait récemment un discours tout à fait accrocheur à propos de ce roman.

Francine Rheault a dit...

J’en suis presqu’à 300 pages de cette immense brique. Incroyable que Paul Auster décrive avec tant de précisions les scènes de la vie quotidienne. C’est comme s’il laissait un long testament, un portrait très précis de ce qu’était la vie à New York dans les années 50/60. Il décrit ainsi le travail de la mère du jeune Ferguson, de son père, l’atelier de travail, des membres de la famille, de l’école qu’il fréquente, le camp d’été, ses amis, les filles, le sexe, les livres, la musique, le sport, etc. Une réflexion à la fois songée et technique. Sa capacité à faire des liens vers un tout autre sujet en plein milieu d’un paragraphe impressionne. Il s’agit d’une histoire de vie intense, fouillée, soignée. Je tends à croire que toutes ces informations ont été dictées et qu’une personne les a tapées tellement le texte est dense. Un travail de longue haleine pour insatiable... Quelle conscience des détails de la vie. Fascinant ce M. Auster!

Jean-Luc Raymond a dit...

Ça donne vraiment le goût. Il fera assurément partie de mes lectures prochaines. Merci Francine pour ce partage d'impression en cours de lecture.