samedi 25 septembre 2010

Balade en train assis sur les genoux du dictateur - Stéphane Achille


C'est à cause de mon comptable que toute cette histoire a commencé. (S.A.)
Prix Robert-Cliche du premier roman en 2007,  Stéphane Achille signe un curieux roman, tout aussi Balade en train assis sur les genoux du dictateur demeure une lecture surprenante où l'absurdité de la situation laisse pantois. On peut assister à des exercices de gestion interne, à une visite du domaine familial du dictateur, à l'élimination d'un garde du corps, à une exécution technique, et d'autres éléments baroques. quelques semaines après l'avoir lu, je me demande encore: l'ais-je aimé? Je ne me souviens pas m'être ennuyé en le lisant, mais il laisse tout de même un arrière-goût difficilement identifiable...
curieux que son titre peut l'évoquer. C'est l'histoire de la rencontre improbable d'un musicien paumé, français de passage à New York, avec un homme en complet gris accompagné de gardes du corps, et d'une visite en train d'un pays d'Amérique du Sud qui ne sera jamais nommé. L'homme au complet gris revêtira un uniforme et il s'avérera être le dictateur contesté du pays visité. Entre le rêve et la fantaisie, entre le discours dénonçant l'industrie musicale et la dérive politique,

dimanche 19 septembre 2010

Jazzman - Stanley Péan

Ben quoi, écrivain-jazzman amateur, ç'a de la gueule, non?
Demandez à Boris Vian, il vous le dira bien.
(S.P.)
Stanley Péan, anime l'émission Jazz sur Espace Musique depuis plusieurs années. On peut lire son blog sur www.stanleypean.com  . Il écrit, c'est un nouvelliste et un romancier, mais ici, c'est sa relation avec le jazz, son exploration de cette planète qu'il livre en quelques pages. On a droit à une chronique de ses découvertes, au journal parfois anecdotique d'un être qui se meut dans ce monde étrange qu'est le jazz. Chaque set est suivi de suggestions d'écoute, une liste des oeuvres dont il a été question. On y trouve des classiques, mais aussi des plages méconnues. Car, Stanley Péan ne se complait pas dans les oeuvres du passé et considère que le jazz est toujours en évolution, toujours en construction et en recherche. Voilà une approche qui me plait.

vendredi 17 septembre 2010

La formule préférée du professeur - Yoko Ogawa

Nous l'appelions professeur, mon fils et moi. [Y.O]
Un roman japonais. Une histoire de mathématicien. Un conte sur l'amour entre un professeur pas tout à fait présent et un jeune amateur de baseball.

La narratrice est aide-ménagère, elle sera au service d'un mathématicien d'une soixantaine d'années qui a vu sa carrière abruptement interrompue par un accident qui a causé la perte de continuité de sa mémoire. Le ruban sur lequel le professeur mémorise se qui se passe autour de lui n'a qu'une longueur de quatre-vingt minutes. Ainsi, l'aide-ménagère et son fils disparaissent de l'univers du professeur chaque jour. Et, tous les matins le rituel des présentations doit reprendre agrémenté d'une question numérique qui donnera l'occasion au professeur de faire la démonstration de sa passion des nombres (premiers, parfaits, amicaux, ...).

Ce sont donc trois passions qui se rencontrent et se redécouvrent de jours en jours : les nombres et les formules du professeur, le baseball des Tigers de Hanshin de Root, le fils de l'aide-ménagère, et la passion des humains de celle qui unit les deux premiers, celle par qui cette histoire prend place et qui nous la raconte.