mercredi 16 novembre 2016

Le mystère Henri Pick - David Foenkinos

En 1971, l'écrivain américain Richard Brautigan a publié L'Avortement. [D.F.]
Quel est ce dieu hasard qui remet une fois de plus Richard Brautigan sur ma route alors que, par mes nombreuses années passées de lecteur, je ne l'avais aucunement croisé? Certains y verraient un signe. Pour ma part, j'y vois surtout de nouvelles opportunités de lectures.

Un élément fictif apparaissant dans L'Avortement (Brautigan, 1971), une bibliothèque de manuscrits refusés par les éditeurs, constitue l'élément déclencheur du dernier roman de Foenkinos, Le mystère Henri Pick. La bibliothèque en question a pris forme dans la réalité en 1990 à Burlington, Vermont, mais a depuis déménagé ses pénates à Vancouver, Washington, où elle loge dorénavant (http://dtc-wsuv.org/brautiganlibrary/). Foenkinos en imagine une nouvelle incarnation à Crozon en Bretagne où une bibliothèque réserve un certain rayonnage aux projets de livres voués à l'oubli. Une jeune éditrice y fait la découverte d'un manuscrit «Les dernières heures d'une histoire d'amour». Cela constitue le mystère Henri Pick. Henri Pick, l'auteur, était, avant sa mort il y a deux ans, un pizzaïolo de Crozon n'ayant pas manifesté de don particulier pour l'écriture. Ce manuscrit constituait-il son secret? Le titre de son roman qui établit un parallèle entre l'agonie de Pouchkine, ce poète russe mort à 37 ans, et les derniers moments d'un couple, entre en résonance avec les histoires en déclin des couples qui interviennent dans le roman de Foenkinos et, finalement, notre aventure de lecteur se propulse ainsi sur divers niveaux, de l'écriture du roman à sa promotion dans les médias en passant par les méandres de l'édition. Tout cela ayant comme toile de fond une enquête menée par un journaliste littéraire qui a fait son temps et un certain regard sarcastique sur le milieu du livre.
Selon lui, la question n'était pas d'aimer ou de ne pas aimer lire, mais plutôt de savoir comment trouver le livre qui vous correspond. Chacun peut adorer la lecture, à condition d'avoir en main le bon roman, celui qui vous plaira, qui vous parlera, et dont on ne pourra se défaire. [D.F.]
Les lecteurs se retrouveront toujours d'une manière ou d'une autre dans un livre. Lire est une excitation égotique. On cherche inconsciemment ce qui nous parle. [D.F.] 
 Il préférait converser avec la ville, c'est-à-dire marcher. [D.F.]

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À propos des écrits de Foenkinos, sur Rives et dérives, on trouve:


Foenkinos
David
Qui se souvient de David Foenkinos ? 

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