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dimanche 19 avril 2009

La traduction est une histoire d'amour - Jacques Poulin


Nue comme une truite, je sortais de l'étang avec une poignée d'algues dans chaque main, lorsque tout à coup je vis ma chatte se ruer tête baissée vers une petite chose noire qui descendait la côte menant au chalet.

Jacques Poulin, ce québécois de Quebec City, possède une écriture dont la simplicité cache la profondeur de la réflexion sur l'humain. Comme Pierre Morency (lui aussi de Québec), ce poète de la nature, aviaire notamment, il traduit en quelques mots et en prases toute simples des sentiments complexes, mais non tourmentés. Que ce soit dans Volkswagen Blues ou dans La tournée d'automne, Poulin réussit à décrire un amour ou une amitié qui se développe lentement, à la vitesse des saisons qui passent. On ne retrouve pas dans La traduction est une histoire d'amour les kilomètres et les mouvements, le voyage et la route, mais son écriture demeure poétique tant elle est dépouillée.

Les protagonistes de ce roman (monsieur Waterman, un écrivain solitaire, Marine, une traductrice et Limoilou, une adolescente délaissée) se retrouvent dans la plus récente livraison de Jacques Poulin, L'anglais n'est pas une langue magique que j'espère lire sous peu pour retrouver l'atmosphère qu'il sait si bien peindre.

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Sur Rives et dérives, on trouve aussi :

Poulin
Jacques
L’anglais n’est pas une langue magique
Poulin
Jacques
L’homme de la Saskatchewan 
Poulin
Jacques
Les yeux bleus de Mistassini
Poulin
Jacques
Un jukebox dans la tête 

vendredi 7 septembre 2018

Les Yeux bleus de Mistassini - Jacques Poulin

Ce matin-là, des nappes de brume avaient envahi la rue Saint-Jean. [J.P.] 
L'univers de Jacques Poulin est un univers fait de tendresse, de petits moments, de découvertes, de parcours initiatiques, de sagesse transmise, d'amour des livres et de la littérature. Jack Waterman (c'est un nom de plume) est un auteur qui fait aussi traducteur. Il tient dans le Vieux-Québec une librairie particulière où les clients et les itinérants viennent se réchauffer autour d'un feu, où les jeunes lecteurs sans le sou se voient offrir des livres à dérober, où les recueils de poésie récitent leurs vers ça et là dans les rayons. Jimmy, un étudiant en lettres, attiré par un livre en vitrine, se liera avec le vieux Jack. Sa soeur Mistassini et lui deviendront en quelque sorte les dépositaires des projets de Jack. C'est Jimmy qui est le narrateur attentionné de ce magnifique conte de Jacques Poulin. Je reste toujours séduit par le style dépouillé, la scène des rues de Québec, les personnages récurrents et l'amour que témoigne Poulin à l'égard des livres. 
Le rêve est très utile, c’est même la meilleure façon d’apprivoiser la réalité. [J.P.]
... il échafaudait lui-même une théorie suivant laquelle les œuvres littéraires étaient, contrairement aux apparences, le fruit d’un travail collectif. [J.P.]
Et pour ma part, toute cette beauté qui se déployait à perte de vue me donnait le sentiment que, dans l’ordre des choses du cœur, le Québec était mon pays. [J.P.]
Elle avait fait une vitrine d’été dont elle était assez contente. Avec l’accord de Jack, elle avait mis en montre non pas les livres pratiques et les romans légers que les journalistes conseillaient de «glisser dans les sacs de plage», mais plutôt des livres de philo, des études sérieuses et des romans difficiles, estimant que, pendant leurs vacances, enfin libérés des contraintes du travail et de l’abrutissement de la télé, les gens étaient mieux préparés à lire les ouvrages importants qu’ils avaient laissés de côté pendant l’année. [J.P.]
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